À PROPOS

La bourse Heffernan-Greenbaum a été mise en place afin de souligner la contribution des militantes Diane Heffernan et Mona Greenbaum à l’avancée des droits des personnes LGBTQ+.

Elle est remise en priorité à une étudiante ou un étudiant qui souhaite faire sa maîtrise ou son doctorat sur un sujet d’intérêt pour les femmes des communautés LGBTQ+.

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Diane Heffernan

Récipiendaire de la médaille de l’Assemblée Nationale, Diane Heffernan est d’abord impliquée en 1972 en tant que vidéaste dans le premier partenariat communautaire-gouvernement : Office national du film – Société Nouvelle, projet d’aide aux groupes communautaires par l’utilisation de la vidéographie en tant qu’outil d’intervention sociale à travers le Québec.

Son rôle d’animatrice l’amène à  pousser la réflexion dans les groupes de femmes et lesbiennes sur l’utilisation de ce médium comme moyen de visibiliser leur réalités et leur histoire. En 1975, elle met sur pied l’Atelier vidéo des femmes à l’ONF pour donner accès à la prise de parole aux femmes (secrétaires, commis et téléphonistes) qui étaient au service des créateurs. Co-fondatrice, en 1975, du Réseau Vidé-Elle, Diane donne comme mission à l’organisme de créer des vidéos comme outil de sensibilisation pour changer les mentalités.

Au fil des années, elle aura réalisé plus d’une quarantaine de documentaires sur l’histoire des lesbiennes et sur les luttes sociales des féministes qu’elle diffusera et animera à travers le Québec. En 1999, Diane deviendra la coordonnatrice du Réseau des lesbiennes du Québec, un organisme pour la défense des droits collectifs des lesbiennes.

Fidèle au poste, elle organise, aujourd’hui, en partenariat avec divers organismes communautaires, des rencontres pour sensibiliser la société en général aux réalités des lesbiennes aînées.

Mona Greenbaum

Mona Greenbaum s’est fait connaitre à la fin des années 90 lors des différentes luttes pour la reconnaissance des conjoints et des conjointes de même sexe et de leurs familles. Co-créatrice de l’Association des mères lesbiennes (AML), et devant l’ampleur de la tâche, elle quitte son travail et devient bénévole à temps plein pour l’AML. Tout en restant une ressource pour les mères lesbiennes à travers l’association, elle sera de toutes les batailles juridiques pour la reconnaissance des conjoints et des conjointes de même sexe, pour l’union civile incluant l’homoparentalité.

De sa participation aux audiences parlementaires pour faire valoir le point de vue de nombreuses familles homoparentales, Mona Greenbaum voit enfin ses efforts récompensés. Cependant, si la bataille est gagnée sur le plan légal, il reste un travail de longue haleine à mener : la reconnaissance sociale des familles homoparentales, et elle n’hésite pas à s’y atteler.

Avec d’autres couples de parents gais, elle cofonde la Coalition des familles homoparentales (CFH) dont elle est encore aujourd’hui la directrice. L’organisme prend alors un envol important et devient un pivot incontournable pour tout ce qui touche aux questions de l’homoparentalité.

Infatigable, Mona Greenbaum est de toutes les conférences, de tous les ateliers, de toutes les rencontres où il est question de l’homoparentalité, en plus de collaborer avec le milieu universitaire, comme la Chaire de recherche sur l’homophobie de l’UQÀM.