MONTRÉAL, le 28 novembre 2017 – Le Conseil québécois LGBT (CQ-LGBT) se réjouit que le gouvernement canadien reconnaisse les fautes graves et institutionnalisées qu’il a perpétré envers les personnes LGBTQ2+, tant comme employeur que comme État. Il s’agit d’une étape importante et surtout nécessaire vers une réparation de ces torts et vers la construction d’une société égale et juste envers toute la population.

« Il était nécessaire que le gouvernement admette qu’il avait consciemment mis en danger ses employé.e.s LGBTQ2+, qu’il avait brisé des vies. », note Marie-Pier Boisvert, directrice générale du Conseil québécois LGBT. « M. Trudeau a même souligné que la colonisation a importé l’homophobie et la transphobie ici, quelque chose qu’on oublie trop souvent », ajoute-t-elle. En effet, la colonisation a participé à l’élimination des cultures Two-Spirit et presque complètement effacé les traditions y étant reliées, ce que le gouvernement a également reconnu pendant ses excuses officielles.

De plus, le CQ-LGBT estime que le premier ministre Trudeau a su écouter les préoccupations d’aujourd’hui en soulignant que le Canada a encore beaucoup à faire pour les communautés LGBTQ2+. Il a pris le temps de nommer les discriminations que subissent les personnes intersexes et les personnes queers racisées, la violence vécue par les personnes trans et la surreprésentation des jeunes LGBTQ2+ en situation de rue. « On espère vraiment que des actions seront entreprises pour donner concrètement suite à ces excuses », renchérit Mme Boisvert. « Des moyens tangibles et financiers devraient être pris pour s’assurer que cette situation ne se reproduise jamais, pour soutenir la lutte à l’homophobie et à la transphobie. »

Enfin, le Conseil québécois LGBT souhaite que les provinces canadiennes prendront au sérieux l’importance de faire connaître cette partie de l’Histoire dans toutes les écoles, et plus largement à toute la population. De plus, le Québec continue de discriminer les personnes trans migrantes qui veulent faire une demande de changement de mention de sexe, sur la base qu’elles ne sont pas citoyennes. Des discriminations légales et sociales persistent toujours, et doivent être adressées dès maintenant.

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