Montréal, le 8 août 2013 — Le 13 août prochain à 20h, le Conseil québécois LGBT (CQ-LGBT) se joindra à Fierté Montréal pour une vigile devant le Consulat général de la Fédération de la Russie à Montréal situé au 3655, rue du Musée. Cette vigile vise à dénoncer le président Vladimir Poutine qui a récemment adopté une nouvelle loi « anti-homosexualité » en Russie.

« Par le biais de cette vigile, nous souhaitons témoigner notre soutien envers les communautés LGBT de Russie en plus d’apporter notre appui aux efforts du ministre des Affaires étrangères, John Baird, dans sa volonté de faire respecter les droits de la personne, y compris lors des jeux olympiques de Sochi » a indiqué le directeur général du CQ-LGBT, monsieur Steve Foster.

D’ailleurs, le Conseil partage entièrement la position du ministre à l’égard de la loi « anti-gaie » russe ainsi que ses propos accordés en entrevue à l’effet que « même si nous sommes préoccupés par les Jeux olympiques, ça ne signifie rien. Ce ne sont que deux, trois ou quatre semaines pour les athlètes, les participants et les visiteurs (…) Cette loi mesquine et odieuse aura une incidence sur tous les Russes durant 365 jours, chaque année. C’est une incitation à l’intolérance qui engendre la haine. L’intolérance et la haine engendrent la violence ».

Pour le Conseil, il est inadmissible qu’une nation qui veut être considérée comme l’égale des grandes nations de ce monde ait une telle législation à l’endroit des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles et transgenres. Avec cette loi, le président Poutine contrevient non seulement à la Déclaration des droits de la personne, mais aussi à l’esprit de la Charte olympique.

Rappelons que, depuis l’entrée en vigueur de cette nouvelle loi, les touristes et les visiteurs seront eux aussi tenus de respecter cette loi, sinon ils seront passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à 3000 $ et 15 jours de prison s’ils sont trouvés en possession de symboles représentant le drapeau arc-en-ciel, s’ils sont vus en train de se tenir par la main ou s’ils parlent de façon positive d’orientation sexuelle « non traditionnelle » ou d’identité de genre.

Outre les gouvernements, le Comité olympique international (CIO) doit faire plus que les maigres interventions faites jusqu’à maintenant. Les responsables doivent intervenir à la faveur des visiteurs et athlètes LGBT, leurs familles ainsi que leurs alliés. « Si le CIO a déjà banni l’Afrique du Sud des Olympiques pendant plus de 28 ans à cause de son régime d’Apartheid, il serait indécent que le Comité demeure inactif avec une loi criminalisant les personnes LGBT pour les prochains cent ans » de déclarer monsieur Foster.

En plus de cette vigile, le Conseil québécois LGBT poursuit la promotion de sa pétition en ligne demandant que le drapeau LGBT soit aux Olympiques de Sochi en février prochain. Le CQ-LGBT entend aussi interpeller les différentes fédérations sportives qui se rendront en Russie afin d’obtenir leur collaboration. Pour monsieur Foster, « tout ce que nous souhaitons, c’est de ne pas en arriver à demander le boycott des Jeux, car nous espérons pouvoir célébrer les réussites de l’ensemble des athlètes québécois et canadiens, et cela ne peut se faire au détriment des droits de la personne » a conclu M. Foster.

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À propos du Conseil québécois LGBT

Le Conseil est un lieu de militantisme, d’analyse, de réflexion, de dialogue, de débat, de sensibilisation et de formation. Le Conseil agit à titre de porte-parole et d’interlocuteur privilégié auprès des instances décisionnelles, tant politiques que sociales, relativement à la qualité et aux conditions de vie des personnes LGBT et de leur communauté. Il fait la promotion des contributions individuelles et collectives des personnes LGBT et de leur communauté à la société.